La mission du Fonds européen de développement régional(FEDER) est de contribuer financièrement aurenforcement de la cohésion économique, sociale et territoriale des régions.
L’enveloppe du FEDER, pour la période 2007-2013, vise à aider le développement des zones urbaines les plus en difficulté par le bais d’une approche intégrée des problèmes économiques, sociaux et environnementaux à l’échelle du territoire d’une commune ou d’une intercommunalité.
L’Ile de France est confrontée à de fortes disparités intra régionales qui se sont renforcées et concentrées dans certaines zones urbaines.
Cette situation a donc conduit le partenariat régional à consacrer un axe de travail pour développer les zones urbaines les plus en difficulté.
Les projets retenus peuvent ainsi avoir pour objectifs :
- de soutenir l’innovation, l’esprit d’entreprise et l’économie de la connaissance,
- de réduire les disparités intra-urbaines par des actions visant à l’inclusion sociale et à l’égalité des chances ;
- d’augmenter l’attractivité du territoire de projet par une plus grande accessibilité aux services, à l’environnement naturel et à la culture ;
- d’améliorer la gouvernance par la promotion d’une approche intégrée du développement urbain durable et par une coopération plus souple entre villes et régions.
Le Conseil municipal a approuvé hier soir la proposition faite de demander au FEDER de financer ...... le projet de collecte pneumatique des déchets ménagers!
En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en œuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.
Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.
Pour soutenir le Planning Familial et défendre le droit à l'information, à l'éducation, à la sexualité, pour toutes et pour tous, signez la pétition
ça s'agite dans le microcosme politique local ... à lire dans le Parisien du jour sous le titre "Polémique à Romainville"
"Alors que le Maire (DVG) a annoncé hier, dans nos colonnes, qu'elle était "dans l'impossibilité de mettre en place le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles ", les élus PC et PS de la Ville sont montés au créneau pour dénoncer la prise de position de la Municpalité. "Le Maire de Romainville parle de l'impossibilité de mettre en place la loi et non de son iniquité" accuse le PS local dans un communiqué. "Nous ne serons jamais des briseurs de grève!" renchérit Sofia Dauvergne, responsable des élus communistes dans l'opposition municipale. Au coeur de leur grogne, une lettre adressée à l'ensemble des élus par le cabinet du maire, leur demandant de figurer sur une liste de volontaires pour permettre la mise en place du SMA. une missive interprétée comme une "provocation" par le PC et le PS, ce dernier ayant d'ores et déjà annocé qu'il boycotterait le prochain bureau municipal."
Comme nous l'avions dénoncé lors de la campagne des Municipales, de nouveau la majorité "Gauche plurielle"se déchire.
Il est grand temps à Romainville de changer d'ère, nous en appelons aujourd'hui comme hier, à une majorité de projet.
Nous sommes, nous, militants du Mouvement démocrate, tous disposés à nous y engager.
« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.
A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.
Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.
Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.
Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »
Le 22 décembre 2008,
Roland Gori et Stefan Chedri
Nous nous associons à cet appel et nous vous invitons à le relayer.
A l’occasion de la célébration du 160ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage et de l’initiative du Collectif « Romainville-République » de se réunir ce mercredi 3 décembre, mettons à l’honneur sur ces pages une figure oubliée de ce combat mené par des homme épris de justice et de liberté.
Cyrille Charles Auguste Bissetteest né à Fort-Royal (Fort de France), le 9 juillet 1795. Son père Charles Borromée Bissette un mulâtre originaire du Marin épouse en 1794 une métisse libre Elizabeth Bellaine, fille de Joseph Tasher de la Pagerie, de cette union naîtra six enfants dont Cyrille l'aîné deviendra le plus célèbre. Il est le demi-frère de Joséphine de Beauharnais.
Après avoir participé à la répression d’une révolte d’esclaves au Carbet en 1822, il opère un revirement en se battant par la suite farouchement contre l'esclavage dans ses écrits et discours.
Au début du mois de décembre 1823 circule à la Martinique un opuscule intitulé « De la situation des gens de couleur libres auxAntilles Françaises » écrit par Cyrille Bissette. L'objet de cette brochure est de dénoncer le système esclavagiste en exposant en détail les injustices dont sont victimes les esclaves. Outre l'obtention des droits civiques pour les Noirs libres des colonies antillaises, elle propose notamment le rachat progressif des esclaves, des écoles gratuites en faveur des nouveaux affranchis et la suppression des châtiments corporels à l'égard des esclaves.
Bissette est dénoncé aux autorités coloniales : sa maison est assaillie et la police y découvre plusieurs pétitions demandant l’abolition de l’esclavage. On l’arrête, après plusieurs procédures devant les tribunaux, il est interdit de séjour pendant dix ans à La Martinique. De plus, alors que la décision prise en première instance le condamnant à être marqué au fer rouge n’est pas encore définitive, on exécute le jugement : il est marqué au fer rouge et exposé sur place publique.
Quelques mois après l'application du décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848, Bissette se présente aux élections législatives d'août. Il est élu député. Mais l'Assemblée nationale constituante invalide son élection pour cause d'incapacité personnelle, parce qu'il avait été condamné pour faillite. Pourtant, le 11 avril 1849, le Tribunal de Commerce de la Seine déclare nul et non avenu le jugement qui l'avait condamné en faillite, ce qui lui permet de briguer un nouveau mandat de député lors des législatives suivantes.
À partir de 1849, Bissette cesse de pourfendre la ploutocratie béké. Il se prononce pour la fusion des différentes composantes ethniques des Antilles, dont il est lui-même issu, et pour l'oubli du passé. Au mois de mars 1849, revenant de l'exil et de la guerre, il est accueilli à Saint-Pierre par une foule en liesse. Dans son discours il déclare : « Consentons donc à un mutuel oubli du passé et jetons loin de nous nos funestes divisions, nos préjugés d'un temps qui n'est plus, les vieilles récriminations qui ne font jamais l'affaire des partis et bien moins encore le bonheur du pays qui doit dominer et faire taire toutes les passions ».
Une alliance est conclue entre Bissette et le béké Auguste Pécoul en vue des élections législatives de juin. Les résultats consacrent l'écrasante victoire du tandem Bissette-Pécoul qui obtiennent respectivement 16 327 voix et 13 482 voix Victor Schoelcher est battu et ne recueille que 3 617 voix.
L'association de Bissette et de Pécoul provoque la colère et l'indignation des gens de couleur libres qui accusent Bissette d'avoir trahi sa race et de s'être vendu aux blancs. Bissette fera l'objet d'une campagne de haine et de dénigrement de la part de la bourgeoisie mulâtre et plus particulièrement des partisans de Victor Schoelcher. Par contre, si l'on en croit sa popularité, le peuple continuait à lui faire confiance. Elu le 3 juin 1849, il occupe son siège jusqu'au 2 décembre 1851.
La rivalité entre Bissette et Schoelcher commence véritablement après la parution du livre de Schoelcher intitulé Des Colonies Françaises que Bissette avait sévèrement critiqué.
Jusqu'au coup d'État de décembre 1851, la lutte entre les partisans de Bissette et de Schoelcher est une constante du débat politique martiniquais. Après l'élection à la députation de Bissette les deux hommes s'affrontèrent encore plus violemment, soutenus chacun par des organes de presse. Bissette se sert du Courrier de la Martinique et Schoelcher et ses alliés du journal La Liberté dans lesquelles ils échangent réciproquement insultes et injures.
À partir de 1852, Bissette entame sa retraite sur le plan politique et l'antagonisme entre le Bissetisme et le Schoelchérisme s'estompe. De cette rivalité entre les deux abolitionnistes, c'est Victor Schoelcher en fin de compte qui sortira gagnant, car c'est à lui qu'on attribua l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises des Antilles.
« C’est dans l’évangile que j’ai appris à détester l’esclavage ; c’est là aussi que j’ai appris à pardonner , non pas par générosité seulement,non pas par faiblesse mais par devoir, et pour etre fidele à ce dogme de liberté, de l’égalité et de la fraternité qui est la devise de la République francaise. » déclarait Bissette à ces compatriotes en mars 1948.