20 sept. 2011

Produire, instruire, reconstruire


En clôture de l'Université de rentrée de Giens qui se déroulait du 16 au 18 septembre 2011, François Bayrou a présenté son "Agenda 2020" pour la France, fondé sur trois piliers : "produire, instruire, reconstruire".

Nous vous invitons à visionner et à lire, en cliquant ici, le discours prononcé en clôture de l'Université de rentrée du Mouvement Démocrate.

ARIVEM


L’ARIVEM, association des riverains de l’usine de méthanisation de Romainville vient de mettre en ligne un site pour informer les populations des dangers occasionnés par l’installation de la plus grosse usine de méthanisation de France pilotée par le SYCTOM :
www.arivem-methanisation.fr.

L'usine doit ouvrir ses portes en 2015 dans le quartier des Bas-pays, en lisière de la ZAC de l’Horloge, et qu’il est source potentielle de nombreuses nuisances dans une zone où les collectivités ont pourtant planifié de nombreux projets de renouvellement urbain (logements, activités économiques…).

Au cours de la dernière campagne électorale des Municipales, nous avions alarmé les Romainvillois de ce projet. Nous restons, pour notre part, attentifs et mobilisés auprès des riverains.

18 août 2011

"Faudra-t-il être candidat à l'élection présidentielle ? Oui, je crois qu'il le faudra"


Le président du Modem sort aujourd'hui son diagnostic sur la situation de la France dans son livre « 2012. Etat d'urgence ». L'occasion d'occuper le terrain médiatique en vue de la présidentielle. Une manière, surtout, de réaffirmer sa crédibilité.

Le présent lui donne raison. François Bayrou le répète à l'envi. Le patron du Modem, favorable à la « règle d'or » voulue par le chef de l'Etat, avait axé sa campagne de 2007 sur la dette publique. La crise actuelle vient à point nommé pour permettre au centriste de faire à nouveau valoir cette crédibilité qui l'avait consacré « troisième homme » de la dernière présidentielle. L'inquiétude conjoncturelle vient donc conforter son diagnostic sévère sur la situation du pays, développé dans « 2012. Etat d'urgence »(*), son livre à paraître aujourd'hui.

Avant l'été, le centriste s'était imposé une cure d'austérité médiatique, préférant laisser le périmètre du champ présidentiel se dessiner. Mis à mal par la volonté affichée de Jean-Louis Borloo d'entrer dans cette « danse du centre » qu'il dénonçait en mai dernier, François Bayrou a finalement pris les devants en cette prérentrée politique, sortant le premier son opus de campagne, achevé fin juillet, tout en multipliant les tribunes médiatiques.

Son dernier livre, pamphlet anti-Sarkozy, avait été l'essai politique le plus vendu de 2009. Prompt à rassembler le centre dans son acception la plus large, le leader du Modem a rangé sa plume de polémiste. Délaissant ses attaques ad hominem, il se recentre encore davantage, conscient des nouveaux enjeux que la crise financière européenne peut faire peser sur la présidentielle. Confiant, malgré son retard dans les sondages. « Ce qui le rend serein, c'est cette cohérence que les gens lui renvoient sur le terrain », estime Marc Fesneau, secrétaire général du parti.

Erigeant en modèle l'Allemagne exportatrice, François Bayrou reprend ses thèmes fétiches, comme la nécessaire reprise d'une production nationale, l'importance d'une relocalisation de l'économie sans céder au protectionnisme, « une tentation impossible », explique-t-il. « C'est dans la mondialisation que nous devons gagner la bataille, pas contre la mondialisation », plaide le chef du Mouvement démocrate, égrenant ses antidotes à la crise. Et l'ancien ministre de l'Education, une fois encore, de mettre l'accent sur ce domaine. Déplorant dans « Le Figaro » que la France soit « descendue au-delà du vingtième rang des pays développés », il veut en faire sa priorité, souhaitant arrêter le cycle de « réformes » stériles que chaque ministre à chaque saison politique porte « en bandoulière », selon ses mots.

« Moins colérique, moins en bataille perpétuelle » -comme il le concède à « L'Express » -, le président du Modem, qui a fait un pas vers sa candidature pour 2012 hier soir sur TF1, en déclarant lui « faudra » l'être « parce que c'est l'heure de vérité pour le pays », veut incarner une hauteur, une éthique dans ce « désert moral » que traverse le pays. Celui qui ne déteste pas la personnalité de Martine Aubry ou concède à Nicolas Sarkozy d'être « moins dans le superficiel » dit dédaigner les guéguerres politiciennes. « Une présidentielle n'a rien à voir avec le parti, François Bayrou ne sera pas le candidat du Modem », confiait récemment son bras droit, Marielle de Sarnez.

Mais la nouvelle Alliance des centres portée par Jean-Louis Borloo risque fort de compliquer la donne. Même si sa fidèle alliée ne croit guère à la candidature du président des Radicaux. « Si l'un et l'autre sont dans un championnat d'ego, je prédis leur échec, le principe de réalité finira par s'imposer », avertit déjà le sénateur centriste Jean Arthuis. Mais l'heure est à la promotion éditoriale, personnelle, « en possible candidat des futures élections présidentielles », précise l'argumentaire du livre. Un pluriel qui devrait rappeler à tous les sceptiques que « les mauvais jours » de François Bayrou finiront. Peut-être. Comme la crise. « La France va s'en sortir », promet le Béarnais.

Les Echos - 18 aout 2011

27 juin 2011

Autolib' de quoi?

Il est étonnant de voir les élus EELV de Romainville se singulariser à ce point et de prendre systématiquement le contrepied des autres élus du secteur (Bagnolet et Montreuil pour ne citer qu'eux) sur des sujets comme Autolib, pompe à ordures par exemple.

Il ne faut s'étonner de rien de la part de ceux qui étaient d'accord avec le fait qu'on coupe les peupliers entourant le Stade Stalingrad pour pouvoir utiliser une pelouse en plastique, et bien d'autres choses encore ….

Voici un article du JDD à propos d'Autolib : « Ces villes qui refusent Autolib' »

Le futur réseau de voitures en libre-service démarre les travaux, avec 700 stations programmées à Paris. Mais huit communes limitrophes rejettent le projet. Pour l’instant.

En juillet-août, engins de chantier et ouvriers casqués seront plus nombreux qu’à l’accoutumée dans la capitale. Les 250 premières stations d’Autolib’ doivent être construites de la mi-juillet à septembre, pour entrer ensuite en phase de test pendant deux mois, d’octobre à fin novembre. Le grand lancement des voitures en libre-service aura lieu le 1er décembre.

Lundi, le conseil de la ville doit voter une délibération autorisant l’implantation en surface de ces futures stations (580 emplacements sont proposés), 200 autres seront installées en sous-sol dans des parkings. Quarante-cinq autres communes font partie du syndicat. Mais neuf villes limitrophes de Paris* n’y ont pas adhéré. "Plus le maillage sera serré, plus le service fonctionnera, reconnaît Annick Lepetit, mais ces villes pourront toujours venir en cours de route."

"Nous pensons que cela ne fonctionnera pas"

Le Pré-Saint-Gervais fait partie de ces cités bordant le périphérique qui n’ont pas encore signé pour Autolib’, car elle n’est "pas techniquement prête". Les autres refusent la Blue Car pour des raisons de coût d’abord : les villes adhérentes doivent subventionner la construction de quatre stations au moins, soit débourser au minimum 200.000 €. C’est, par exemple, le cas de Clichy-la-Garenne, qui ne veut pas se lancer en période de restriction budgétaire. Pour aider les villes à se doter de stations, le syndicat Autolib’ a reçu 4 millions d’euros de la Région et a contracté un emprunt de 18 millions : la moitié des 46 villes adhérentes ont demandé un prêt au syndicat, qu’elles rembourseront lorsqu’elles toucheront les premières redevances.

D’autres voisines de Paris sont attentistes et pragmatiques, comme Vincennes. "Contrairement à Vélib’, Autolib’ ne suscite pas l’engouement de nos habitants, qui peuvent prendre le métro, le RER ou le bus, et disposent souvent d’une voiture", explique-t-on au cabinet du maire, Laurent Lafon (Nouveau Centre). La commune peu étendue (2 km²) ne veut pas non plus sacrifier des places de parking.

D’autres communes sont opposées par principe, dont Ivry, Montreuil et les villes de l’agglomération Plaine Commune – dont Saint-Denis et Aubervilliers – et ont refusé la Blue Car pour des raisons écologiques. "Pour nous, ce n’est pas la bonne façon de diminuer le nombre de propriétaires de voitures, précise Fabienne Vansteenkiste, adjointe de Dominique Voynet (EELV), chargée des déplacements. Cela va générer des trajets supplémentaires : il faudra conduire des Autolib’ des stations trop pleines vers les stations vides. A priori, nous pensons que cela ne fonctionnera pas : cela coûtera cher, cela générera des déplacements parasites de voitures et ne jouera pas sur les déplacements pendulaires du travail au domicile, le vrai problème." Mais, à Aubervilliers, à Vincennes, comme à Montreuil, on reconnaît que si cela marche… les villes prendront le train d’Autolib’.

* Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre, Ivry, Vincennes, Montreuil, Le Pré-Saint-Gervais, Aubervilliers, Saint-Denis, Clichy-la-Garenne. »

23 mai 2011

Méthanisation - il n'est jamais bon d'avoir raison trop tot

Les riverains commencent à se mobiliser contre ce projet d'usine de méthanisation comme le montre ce reportage récemment diffusé sur l’antenne de France 3 Paris Ile-de-France (édition du 19/20 du 17 mai 2011- http://youtu.be/UT7FjC_hy0E)

Nous avions, une nouvelle fois, été les seuls à dénoncer ce projet lors de la campagne des municipales de 2008.

Une page appelant à la mobilisation a été créée sur Facebook : http://on.fb.me/j9i33U

L’objectif étant d’empêcher que soit posée la première pierre de ce qui sera la plus importante usine de ce type, en termes de capacité, de France.

10 mai 2011

Un second tour : Bayrou vs candidat du PS ?


Il semble que tout à la fois les choses s'accélèrent et se décantent. J'aurais dû écrire pour titre un second tour candidat du centre vs candidat PS, cependant à l'heure actuelle le seul candidat qui représente vraiment le centre est François Bayrou. J'en entends qui ricanent. Très bien. Mais voici une salve d'informations qui les fera moins ricaner.

Il faudrait être aveugle et sur mars pour ne pas se rendre compte que la chute de Nicolas Sarkozy est vertigineuse et que les rats commencent à quitter le navire (Borloo, Morin, Bockel). Avec leur indépendance en gonflant le torse fait rire le monde entier, enfin presque. Thuriféraires du pouvoir tant qu'ils avaient honneur et maroquins, silencieux sur tous les sujets qui aujourd'hui les fâchent, faisant voter toutes les lois par leurs élus. Ils le quittent en faisant grand bruit mais cela va faire un flop. En tout cas c'est tout à la fois mon analyse et mon espérance. Je ne suis pas devin et, évidemment j'ai une part de subjectivité.

Mais voici quelques éléments forts passionnants.

1- le dernier sondage place Nicolas Sarkozy à 16 % (Nicolas Sarkozy serait éliminé au 1er tour si la présidentielle avait lieu aujourd'hui avec Dominique Strauss-Kahn comme rival socialiste, arrivant avec 16% des voix derrière DSK (23%) et la présidente du FN Marine Le Pen (17%), selon un sondage* LH2 pour Yahoo, Le Figaro) mais plus important le cumul des candidats présentés comme le centre font un total entre 22 et 24 % : Autre enseignement, le poids du "centre" qui, avec Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo et François Bayrou, se situe "entre 22 et 24% selon les hypothèses testées". M. Borloo devance MM. Bayrou puis de Villepin avec 9 à 11% des voix, selon les hypothèses.

Les sondeurs persistent à ne pas tester un seul candidat du centre. Dans le plus favorable des cas avec un cumul arithmétique on aurait donc 22 à 24 % pour ce candidat du centre puis DSK 23 et la Marine à 17 et Sarkozy à 16. Cela donnerait un PS et un candidat du centre au second tour. Et que ce soit avec Hollande Sarkozy serait derrière lui et derrière le candidat du centre, et avec Aubry jeu égal. Reste madame du Poitou. Stop ! je sais bien tous les arguments : ce n'est qu'un sondage, le cumul n'est pas une règle, on est à un an des élections. Je vous répondrais : je sais tout cela. Mais je répondrais aussi que l'on ne cesse de nous bassiner avec DSK en tête, avec la Marine nationale au second tour ce qui est du même ordre que ma supposition. Ce qui est intéressant c'est que cela devient possible. Ajoutons que les Français qui notent Sarkozy sont seulement 27 % à lui donner plus de 5 sur 10 et 30 % à ne lui offrir qu'1 ou 2 ! (Le NouvelObs). La propagande va avoir du boulot !

2- le cartel des droites avec Borloo et Morin est mal parti, mensonge en plus. Morin a déclaré à ses militants venus applaudir une prestation de trahison supplémentaire et de lâché de venin contre ceux qui ont nourri en leur sein ces vipères, de ces coqs qui piétinent ceux qui sont à terre alors qu'ils leur léchaient l'arrière-train à genou quand ils étaient avec eux au pouvoir, Morin donc a déclaré qu'Arthuis n'avait as pu venir pour des raisons personnelles. Oh le gros mensonge. Voici la vérité de la bouche même d'Arthuis (Le Point) : Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste, était le seul des cinq coprésidents de la future confédération des centres à être absent au conseil national du Nouveau Centre, samedi. Les autres, Jean-Louis Borloo (Parti radical), Hervé de Charette (Convention démocrate), Jean-Marie Bockel (Gauche moderne) et Hervé Morin, ont célébré ensemble l'adhésion du parti de l'ex-ministre de la Défense à la future alliance. Pour expliquer l'absence du sénateur de Mayenne, les organisateurs ont évoqué "des raisons personnelles" qui le retenaient sur ses terres. Jean Artuis explique ses motivations au Point.fr.

Le Point.fr : Y a-t-il une raison politique à votre absence, samedi, au conseil national du Nouveau Centre ?

Jean Arthuis : Ce que j'avais à dire, je l'avais déjà dit lors du conseil politique du Nouveau Centre, début février. Je suis favorable à un rassemblement de tous les centristes, mais à trois conditions : l'indépendance politique, être résolument au centre et enfin ne jeter aucune exclusive. Je pense ainsi que le MoDem devrait faire partie de ce rassemblement. Il est absolument impossible, inimaginable, suicidaire d'avoir deux candidats centristes à la présidentielle. Si c'est le cas, je désespérerai de la refondation de la famille centriste. Je dis "halte au feu".

Voilà déjà du nouveau. L'alliance centriste, un poids lourd en regard de Bockel par exemple ou Charrette, veut des conditions : être résolument au centre (raté pour ce cartel qui se veut à droite), indépendance (raté avec le Parti radical et le passé au pouvoir des trois Bockel, Borloo et Morin par ordre alphabétique). Mais ce n'est pas tout. Ceci aussi est assez remarquable :

Alors, qu'attendez-vous de Jean-Louis Borloo ?

Des actes. Certaines des choses qu'il a faites suscitent chez moi des interrogations : il a été le promoteur de la taxe carbone, puis du chèque vert au début de l'été, ou encore sa sortie sur la TVA sociale au soir des dernières législatives. On ne peut pas dire qu'on les a beaucoup entendus critiques quand ils étaient au gouvernement... Il faut reconnaître que ce n'est pas si simple pour Hervé Morin et Jean-Louis Borloo. Borloo était désireux de rester s'il était Premier ministre, et Morin n'a pas franchement démissionné. J'attends aussi qu'on parle un peu plus du projet et qu'on arrête la guerre des ego.

Sur ce point, Borloo et Morin n'ont-ils pas fait des efforts, selon vous ?

Ils ont fait un effort, mais je ne suis pas sûr qu'entre eux ça soit complètement clair. Et j'ai des doutes de savoir si Borloo ira jusqu'au bout. D'ailleurs, sur le terrain, je constate que les gens n'y croient pas. Jean-Louis Borloo est un candidat hypersympathique, c'est sûr, mais les gens ont un peu de mal à le voir au poste.

Vous avez noté ceci, qui est une bonne petite pierre dans leur jardin : Il faut reconnaître que ce n'est pas si simple pour Hervé Morin et Jean-Louis Borloo. Borloo était désireux de rester s'il était Premier ministre, et Morin n'a pas franchement démissionné.

Ajoutons cela : Et j'ai des doutes de savoir si Borloo ira jusqu'au bout. D'ailleurs, sur le terrain, je constate que les gens n'y croient pas. Jean-Louis Borloo est un candidat hypersympathique, c'est sûr, mais les gens ont un peu de mal à le voir au poste

Arthuis ne croit ni à la candidature jusqu'au bout de Borloo, ni à sa crédébilité en tant que président. Intéressant ,je vous disais. Ce cartel a du plomb dans les ailes. Mais il va en avoir plus quand vous aurez lu la suite. Du reste le titre et le chapeau de France soir, qui ne s'y trompe pas, est clair et net : Présidentielle : Arthuis cible Borloo au centre

Jean Arthuis a savonné la planche de Jean-Louis Borloo dans une interview au Point.fr., doutant des aptitude du chef des radicaux à réunir le centre. À peine éclose, la confédération centriste vacille.

3- Le dernier sondage révélé par L'Express redistribue les cartes, en espérant qu'il fera autant de bruit que le précédent. N'y comptez pas une seconde. La qualité des journalistes est la fainéantise, l'idée dominante comme matière à réflexion et la partialité. Voici ces résultats : A la question : "parmi les personnalités suivantes, laquelle selon vous incarne le plus les idées et les valeurs du centre ?", 37% des sondés répondent François Bayrou, en hausse d'un point par rapport à la précédente vague effectuée les 7 et 8 avril, et 33% Jean-Louis Borloo, en baisse de 4 points.

Viennent ensuite le président de République solidaire (RS) Dominique de Villepin (19%, inchangé), et celui du Nouveau centre (NC) Hervé Morin (6%, -1).

Dans un contexte de négociations entre les mouvances du centre sur la configuration à adopter pour la présidentielle de 2012, François Bayrou ne semble donc pas, pour le moment, pâtir de son refus de s'associer à la confédération des centres", souligne l'institut.

Très intéressant Bayrou repasse devant Borloo. Mais souvenez-vous que le précédent sondage n'avait été présenté que de façon tronquée. Tout comme celui-là. On parle là de tous les Français. Or lorsqu'on interrogeait soit les électeurs de Bayrou de 2007, soit ceux qui se sentaient proches des idées du centre Bayrou écrasait tout le monde, le pauvre Morin étant autour de 2 %. Mieux la somme de tous les autres était inférieure au seul score de Bayrou. Ce sondage est important car cela démontre que dans l'opinion non plus, du moins dans ce sondage, leur machin ne prend pas. Attendons quelques mois que Bayrou monte encore et ce sera la Bérézina. Le détail du sondage est pour lequel Borloo devance Bayrou chez les électeurs de Le Pen et de Sarkozy, comme d'habitude, puis à l'UMP, chez les écolos d'une courte tête (35/33) et la droite sans préférence partisane.

Le sondage du mois dernier avait fait les gros titres, avec toute cette malhonnêteté intellectuelle qui caractérise les journalistes et leur grande paresse, n'allant pas regarder au plus profond du sondage. On espérerait que cette fois-ci ils fassent autant de foin avec Bayrou nettement devant Borloo puisqu'avec 37 contre 36 ils flattaient et couronnaient Borloo avec 37 contre 33 ils vont s'aplatir dans la boue.

Vous avez donc ici trois informations concomitantes qui changent la donne, même à un an des élections. Il suffit que les électeurs commencent à penser une victoire du centre comme possible pour que cela donne un nouvel élan. Il suffit que l'évidence que Bayrou est le seul vrai représentant du centre devienne une certitude pour que ses chances augmentent substantiellement.

Sans voir la vie en rose, ni en orange, les choses bougent et pas dans le mauvais sens.

Paru sur AgoraVox - publié par Imhotep 10 mai 2011

9 mai 2011

Quoi de neuf à propos de la pompe à ordures ?

Tout d'abord la tentative de passer le bébé à l'interco "Est Ensemble" semble couronnée de succès. Ce n'est pas sans grincement de dents mais il semble bien cela va se faire. Tant mieux pour le contribuable romainvillois, tant pis pour ceux des autres villes.

Pour eux se sera un mal pour un bien dans la mesure ou cette compétence relevant de l'interco, l'extension aux autres villes ne se fera pas. La ville de Montreuil qui avait lancé une étude pour mettre le système dans son futur "écoquartier" a renoncé; pas assez "éco" (logique et nomique) bien évidemment.

Ainsi nous serons peut-être les seuls en France à disposer de ce système. Pour la promotion de son "machin" la société Envac écrivait qu'il était bien adapté aux villes touristiques. Ce qu'ils ne disaient pas c'est qu'avec cette machine une ville pouvait devenir touristique. Les touristes vont bientôt pouvoir se recueillir devant la cathédrale de l'avenue de Verdun (emplacement prédestiné pour un machin qui génère autant de tranchées, la bataille de Verdun restant tout de même un symbole de gâchis et de connerie humaine).

Nous avons trouvé une déclaration du groupe socialiste de Madrid qui a qualifié le système de "ramassage traumatique des ordures, ne répondant à aucun des objectifs prévus en l'occurrence moindre coût, recyclage, propreté et esthétique"
A noter : Madrid est gouvernée par le parti socialiste.


A vos chéquiers
F DELBOSC