15 mars 2012

ARIVEM Réunion du 14 mars - déclaration du Collectif

Un grand bravo, et un immense merci !

Cette réunion fut un véritable succès. Tout d'abord, les interventions étaient à la hauteur, voir au-delà de nos espérances, à tous points de vue, permettant à tous d'avoir accès aux informations primordiales sur le sujet qui nous intéresse. Il y a beaucoup à dire sur toutes ces interventions, et nous aurons l'occasion d'y revenir !

Ensuite, et cela nous ne le devons qu'à vous, la salle fut pleine ! Nous étions tous inquiets : conférence en pleine semaine, sabotage de la distribution de tracts ; mais vos efforts remarquables ont été récompensés ! La salle comprenait 650 chaises, et seule une cinquantaine de places étaient vides ; en outre, des personnes sont parties avant la fin de la conférence, et d'autres sont arrivées après le début de la conférence. Enfin, de nombreuses personnes sont venues aux stands, et n'ont pu rester lors de la conférence. Nous pouvons compter donc entre 750 personnes et 800 personnes qui ont assisté à l'évènement, ce qui, au regard des circonstances, est un véritable succès !
Alors un très grand bravo, pour tous ces efforts, sur les marchés, aux sorties de métro et RER, le boîtage manuel, les affiches, et j'en passe.

Il va falloir que l'on fête cela tous ensembles ! Nous vous tiendrons informés très rapidement, mais un pot de l'ARIVEM devrait être organisé très prochainement.

Maintenant, notre combat continue. Et nous devons nous attendre à de vives réponses de la part de nos détracteurs. Mais la barre a été mise très haute, et ils seraient mal inspirés de dénigrer les propos tenus pour des associations de défense de l'environnement, des associations dénonçant des risques sanitaires, des agriculteurs, des spécialistes de la question des déchets, et enfin (et surtout) des riverains subissant les méfaits de ces usines.

Désormais, la balle est dans le camp de nos élus : nous comptons sur eux, quel que soit leur bord politique, pour être à la tête de la défense de leurs riverains, et convaincre le SYCTOM de revoir sa copie, face aux preuves et des évidences s'accumulant pour dénoncer ce projet.

5 mars 2012

Le 25 mars, tous au Zénith !


Télécharger l’invitation (pdf)

Inscription au meeting, inscription pour les cars au départ de la Seine-Saint-Denis, renseignements… : bayrou2012@lesdemocrates.fr

6 févr. 2012

Méthanisation, une usine qui pollue...la campagne électorale.

Mercredi soir, premier février, se tenait une réunion d'information relative à l'usine de méthanisation prévue à Romainville. Cette réunion était organisée par la communauté d'agglomération Est Ensemble et plus particulièrement par les quatre villes directement concernées : Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec et Bobigny.

Un nombre impressionnant de personnes s'était déplacé, malgré le froid. On pourra lire sur de nombreux blogs plusieurs compte rendus des débats. Il en ressort que, d'une part, les riverains sont maintenant au courant et très inquiets et que, d'autre part la question embarrasse les élus surtout ceux qui seront bientôt en campagne électorale.

Les quatre maires, pour leur part, on livré leur opinion. Si Madame Peyge (Bobigny) a montré sont inquiétude, Monsieur Rivoire, inquiet lui aussi, a soulevé une question intéressante : si les déchets étaient expédiés depuis le site par le canal de l'Ourcq, alors les rives seraient interdites d'accès les jours de semaine ce qui est en contradiction avec le projet d'aménagement en cours d'élaboration. Quant à Madame Valls (Romainville) c'est celle qui s'est montré la plus critique contre le projet aussi bien du point de vue architectural que du point de vue technique. Elle a demandé un moratoire à durée indéterminé afin d'étudier des solutions alternatives au projet d'Urbaser en proposant notamment d'associer à la réflection une entreprise de Romainville spécialisé dans les biotechnologies.

Le Maire de Pantin, Président d'Est Ensemble est resté pour sa part très flou. Il a simplement déclaré qu'il proposerait à l'assemblée de l’agglomération de demander un moratoire de six mois.

Pourquoi seulement 6 mois ?

Il se pourrait bien que ce soit pour laisser passer les élections législatives sans prendre de décisions qui pourraient fâcher les électeurs, car, il faut pas se le cacher, l'intérêt subit de nos élus (hors les maires) pour ce dossier n'est pas sans rapport avec les échéances électorales. Grâce à ce moratoires les candidats espèrent bien que pendant six mois on ne reparle plus d'usine de méthanisation.
Les riverains ne doivent pas se laisser endormir.

3 févr. 2012

« Contre le surendettement, tout pour l’emploi » : les 20 propositions concrètes et chiffrées de François Bayrou


François Bayrou a dévoilé son « plan d’action pour remettre en ordre les finances de la France et reconstruire la France qui produit », sous la forme de 20 propositions concrètes et chiffrées.

(Téléchargez les 20 propositions au format pdf, en cliquant ici)

20 janv. 2012

Bayrou exhorte "les petits et les obscurs" à résister

François Bayrou a exhorté hier soir le « peuple » français à « ressaisir » son destin dans la crise, un peuple dont il se veut le héraut dans une campagne présidentielle où fusent les accusations de populisme.

Venu à Dunkerque (Nord), en terre socialiste, pour son premier meeting, le candidat centriste s'est efforcé de marquer sa différence en s'adressant avec lyrisme et force références littéraires aux « petits », aux « obscurs », aux « sans-grade », célébrés par Edmond Rostand dans « L'Aiglon », et en invoquant ses racines terriennes - béarnaises - et populaires.

Une manière de répondre à l'accusation de populisme lancée à son encontre par le candidat du Nouveau Centre, Hervé Morin, et de faire pièce à Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Marine Le Pen (Front national) qui se disputent avec virulence le vote populaire.

« Nous sommes là pour ressaisir le destin de la France », a souligné François Bayrou.

Évoquant les quatre cavaliers de l'Apocalypse, le président du MoDem a appelé à la résistance contre les « quatre fléaux » qui se sont selon lui abattus sur la France : chômage, effondrement du pouvoir d'achat, multiplication des déficits, accumulation de la dette.

La cause principale de cette situation ? « On ne produit plus en France ».

« Les causes sont chez nous et c'est chez nous qu'il faut que nous les corrigions », a-t-il dit, critiquant implicitement le discours de Nicolas Sarkozy, qui impute en partie à la crise financière et économique mondiale les difficultés de la France.

« Il nous faut proposer aux Français dans cette élection une orientation nouvelle fondée sur l'esprit de résistance et l'esprit de reconstruction », a poursuivi François Bayrou, convoquant à son tour la figure du général de Gaulle.

« Nous allons à nouveau faire rimer le nom de France avec le beau mot de résistance. Ce verbe résister, il faut que nous le conjuguions au présent », a-t-il dit sous les applaudissements.

Dénonçant le dévoiement du mot « peuple » dans la campagne, il a demandé aux « élites » qu'elles lui parlent avec « respect et grandeur ».


10 janv. 2012

De l'opportunité d'une usine de méthanisation/compostage des ordures ménagères


L'usine que le SYCTOM souhaite construire à Romainville est destinée à transformer la partie fermentescible des ordure ménagères en biogaz et en compost. Elle est censée accueillir environ 350 000 tonnes de déchets par an. Selon le SYCTOM lui même, la part de fermentescible dans les ordures ménagères n'étant que de 30%, il est nécessaire de séparer au préalable à toute transformation la partie utilisable de l'autre. Pour ce faire une station de TMB (tri mecano biologique) est prévue.

Ces déchets sont actuellement enfouis dans des décharges. Le projet consistera donc à faire venir 350 000t de déchets, de trier et donc d'évacuer 250 000t non fermentescibles pour enfouissement, de récupérer un compost qui ne sera pas utilisable pour l'agriculture et de le diriger également vers un centre d'enfouissement, de filtrer le bio gaz pour en conserver le méthane, et valoriser ce méthane vraisemblablement en le réinjectant dans le réseau de GDF.

Là comme dans d'autre projet (la pompe à ordure par exemple), nous ne voyons pas de bilan énergétique global, c'est à dire incluant toutes les consommations y compris celles nécessaires à la fabrication et l'installation du complexe, car il est probable que ce bilan soit négatif.

La partie fermentescible des ordures ménagères se compose de papier et cartons, épluchures de légumes et aliments non consommés (restes et périmés). Ces ordures fermentescibles sont vouées à se réduire. D'une part , en ce qui concerne les papiers et cartons, ils sont mieux valorisés dans une filière spécialisée de recyclage, ils sont aussi à terme en régression, lutte contre le sur emballage oblige. Les épluchures sont également en diminution pour 2 raisons, la première est que de les produits épluchés industriellement remplacent de plus en plus les produits frais la seconde est que la mise en place de micro compostage (à domicile ou en très petites unités immeuble par immeuble) est favorisée par les communes et intercommunalités. Espérons à ce sujet que Est Ensemble va suivre le mouvement.

Quant aux restes non consommés, il est très important de mettre en place des programmes d'éducation afin de réduire ce gâchis de matières premières et d'énergie.

Au fur et à mesure que la quantité de matière utilisable diminuera, la séparation sera plus difficile et le résultat de plus en plus mauvais tant en terme de gaz produit qu'en terme de diminution de volume.

La méthanisation/compostage n'est vraiment un procédé intéressant que dans le cas de l'utilisation de déchets totalement fermentescibles, et ceux ci sont disponibles dans l'industrie de transformation des aliments, les services de restauration collective et les services entretien des espaces verts.

Évidemment ces entreprises ne s'adressent pas au SYCTOM pour les déchets (le OM signifiant ordures ménagères), mais la collectivité aurait intérêt à privilégier cette source plutôt que de dépenser des fortunes à des installations plus complexes et moins efficaces.

Rêvons d'un monde où les décisions seront prises en connaissance de cause, où, en ce qui concerne les dépenses publiques, les expressions "bilan énergétique", "retour sur investissement", "rentabilité" ne seront pas des gros mots.

François Delbosc